Emine Erdogan lève le voile sur le feminisme à la turque

Si de par les exactions journalières du président turque, Recep Tayyip Erdogan, nombreux sont ceux qui considèrent la Turquie comme étant un Etat islamique qui ne devrait pas être accepté comme membre à part entière de l’Union Européenne, l’annonce faite sur divers chaînes de télévision proches du régime, sa femme, Emine Erdogan, devrait confirmer ces convictions.

Emine Erdogan, épouse du président turque, considère les femmes comme des objets sexuels
Emine Erdogan, épouse du président turque, considère les femmes comme des objets sexuels

En effet, la première Dame de la „République Ottomane“ aura fait exploser les médias sociaux en affirmant que „Dans le Harem, les femmes étaient préparées à la vie.“ Emine Erdogan n’y va pas par quatre chemins. Elle fait les éloges et vante les avantages du harem dans l’empire Ottoman. „Le harem était une école pour les membres de la dynastie Ottomane et une institution dans laquelle les femmes étaient formées pour leur fonctions futures.“

Certes, dans le harem des temps de la régence Ottomane, les règles étaient strictes et même le Sultan devait se plier à elles. Notons encore que le choix des candidates et leur formation étaient également soumises à un précepte hautement élaboré. Une formation qui portait sur la connaissance de la littérature et de la musique, mais aussi l’apprentissage de langues étrangères. Cette formation pourtant, n’avait pour seul objectif que le divertissement du Sultan. Subvenir aux souhaits d’ordre sexuels du Sultan était, de bien entendu, partie prennante de la fonction de „dame du harem“

Emine Erdogan voudrait donc que la femme redevienne l’objet sexuel qu’elle était lors d’une période de l’histoire que l’on aurait souhaité voir révolue. Sur les réseaux sociaux, la violence verbale envers la femme du président Turque, ouvertement soumise et donc „parfaite“ semble infinie. Et ce sont bien des prises de position pareilles qui peuvent animer les „mâles“ turques à perpétrer des actes de violence à l’encontre de leurs soeurs et cousines qui réclament le droit à la liberté d’expression et de choix de vie.

Rappelons à ce sujet que le „Sultan“ Recep Tayyip Erdogan n’avait pas manqué de se faire remarquer à l’occasion de la „Journée Mondiale du Droit de la Femme“ en proclamant qu’à son opinion une femme est „en premier lieu une mère“. Il n’en faut pas plus pour insinuer que le président veut aligner la société turque sur des valeurs strictement islamistes et déchoir les femmes de leurs droits. Soutenir un tel despote est un acte de violence contre les femmes!

Author: Sarah Kleeblatt

Etudiante en journalisme, Paris

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