„GAYMAT“ Edition 2016 – Esch s/Alzette

par Paolo Almeida
photos: Martine de Lagardère

Vivre ensemble dans le respect et la tolérance

Ce samedi 9 juillet dans l’ancienne métropole du fer, c’est la 17ème édition du „Festival GAYMAT“ qui se terminait dans la joie et l’amitité. Sous un soleil du moins aussi rayonnant que les centaines de participant(e)s, ce rendez-vous voué au respect et à la tolérance, n’est pourtant pas seulement une fête, mais aussi un réel appel à tous ceux qui encore et toujours semblent douter de la diversité naturelle qui est propre à l’homme.

„Aimer“ est une partie du moins aussi intégrante dans la vie d’un chacun d’entre nous, que le sont l’individualité et le souhait de se voir respecté. Mais „aimer“ est aussi un choix. Un choix par ailleurs qui interdit l’immixtion et réclame de bon droit le respect. Quel est l’humain qui aurait le droit de se réclamer supérieur et s’octroyer de la même d’interdire un amour, juste parceque celui-ci ne convient pas à ses convictions?

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Lesbiennes, Gays, Bi, Trans et Inter, mais aussi Hétéro, ne sont en fait qu’un „typage“ qui ne mérite pas d’avoir lieu. C’est encore une fois la bêtise de l’homme qui se traduit dans le besoin de donner un nom à toute „chose“ que les uns veulent voir critiqué, et d’autres sublimés pour montrer leur différence. Rien d’étonnant dès lors que les fossés se creusent, que chacun campe sur sa position. Alors „Non“, amour est amour! Et peu importe la conviction d’un chacun d’entre-nous, l’amour n’est pas mort.

Fête l’amour et pas la discorde!

En ce le festival „GAYMAT“ n’est donc pas une manifestation en soi. Ni les organisateurs et encore moins les participants ne sont à la recherche de la confrontation. Bien au contraire. Voyez en cette fête l’expression de la joie et de la concorde.

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Certes, le changement des moeurs implique une information offensive et quelquefois tapageuse. Mais n’est-ce pas le prix à payer dès lors qu’il faut réclamer son droit à la différence? Alors oui, que tous ceux et celles qui se sentent trahi(e)s par une société enfermée dans une idéologie à sens unique le clament haut et fort.

Tous différents – Tous égaux

Si dans tous les milieux, à tous les étages de notre société moderne, il semble facile de noter que le point commun est le désir de vivre en paix et en sécurité. Si il est vrai que la grande „politique“ se réclame être le gardien de la paix et de la tolérance. Alors il est grand temps de revoir nos copies et de jeter à la poubelle nos „parti pris“.

Nous sommes tous différents et pourtant tous égaux. Chacun d’entre-nous a son avis et une vue trés personelle de quoi est fait „son“ monde. Ceci nous rend autant vulnerables que dangereux. La preuve en aura été faite à Orlando. Un jour de tristesse qui n’avait pas lieu d’être et pourtant c’est bel et bien arrivé.

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Il était donc juste et nécessaire que la communauté Lesbienne, Gay, Bi, Trans et Inter, au travers dela voix de Dominique Vitali, ait proclamé les noms des victimes de cette infâme acte de folie meutrière. Une minute de silence plus longue que d’habitude, mais tristement obligée. Ainsi les victimes sont devenues nos frères, nos soeurs et concitoyens dans l’âme. Ils resteront vivants dans les coeurs et la mémoire.

Les absents ont (eu) tort

Un des points forts de la clôture du festival „GAYMAT“ est la parade. Un défilé joyeux qui mène les participants de la place de la Résistance, via la rue de l’Alzette au parvis de l’Hôtel de Ville. Cette année ils auront été de loin plus nombreux que lors des précédentes éditions, de quoi réjouir et de croire au changement, dans le bon sens du terme.

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De nombreux partis politiques ont eux aussi pris leur responabilité à coeur et avaient contribué à grossir les rangs de la parade. Libéraux, socialistes, hommes et femmes de gauche, les conservateurs, les écolos et de bien entendu les „digital natives“ onz clairement affiché leur volonté de considérer „égaux“ tous ceux et celles qui n’ont qu’un seul besoin, le droit d’aimer…

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En ce il est admis à cette place de nommer ceux qui se sont refusés. Ainsi les communistes, desquels on se serait pour peu attendu à une tolérance plus franche. Mais aussi les membres du parti populiste, qui de par son absence nous permet de croire qu’il reste, sinon homphobe, du moins intolérant. Dommage, ils avaient pour une fois une belle carte à jouer.

La place de l’Hôtel de Ville sous l’arc-en-ciel

L’été qui s’est enfin décidé de venir à nous avait lui aussi pris rendez-vous et il n’en aura pas déplu à la foule immense qui s’était rassemblée pour ce jour de fête. Il y avait une multitude de stands d’information mis en place par les diverses organisations de la grande région. Les partis politiques et autres buvette, mini-bar et roulotte à frites et saucisse auront arrondi l’offre.

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Inévitablement c’est le chapiteau qui aura eu le plus grand succès. Un succès par ailleurs mérité, tant l’offre était belle et variée. Notons ainsi la présence de „Chic Planet“ un groupe de Metz qui aura su ravir le public avec les reprises du box office contemporain. Toujours incroyablement joli(e)s, même en mode play-back, les artistes de la „Fada’s Family“ dont le show ne se décrit pas, il faut aller les voir.

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Permettez-nous un „coup-de-coeur“ en sublimant un tant soit peu la prestation des „Reebousänger“ une chorale „Gay“ luxembourgeoise. Ils avaient, comme on dit dans le milieu, un certain „trac“ de la scène et, considérant le petit millier de spectateurs, il nous semble amplement justifié. Et pourtant il s’avère que leur excellence et non moins le répertoire choisi, ont démontré qu’ils avaient bien leur place sur scène; mieux ils ont définitivement leur place sur toutes les scènes de la grande région.

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Une clôture sans passage de flambeau, pardon il s’agit en effet de la remise du gonfanon aux organisateurs du prochain festival, n’est pas vraiement une clôture. La bannière est donc en route pour Trèves… Le spectacle prît fin avec le concert de „Agnetha“, un groupe musical allemand réputé être un des meilleurs, en ce qui concerne les reprises du groupe mytique „ABBA“.

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It ain’t over till it’s over

Le point final de la journée était posé à la „Kulturfabrik“. Cet ancien abbatoir devenu lieu de rencontre et salle de concert convoitée a accueilli ceux et celles qui avaient gardé des forces pour une soirée „prolongée“ que les organisateurs ont nommé „closing party“.

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Il y avait certes moins de foule que sur le parvis de l’Hôtel de Ville, mais pour avoir été de la partie, la bonne humeur elle était bien là. Le DJ „Matthew Black“ de Cologne a mis le feu à la salle et ce n’est que tard, très tard, que les derniers ont pris le chemin du retour.

A l’année prochaine et que l’amour soit avec vous…

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