Manuel Barroso un fieffé lobbyiste ?

L’Ex-Président de la Commission Européenne Manuel Barroso est décidément un exemple à ne pas suivre. Sous le couvert du „Brexit“ il s’en va chez Goldman-Sachs pour les conseiller dans les mesures à prendre suite au vote des Anglais de quitter l’Union Européenne.

Parachute doré et couilles en or

L’Europe va mal et le nombre des agitateurs malveillants, dont le seul souci semble être celui de détruire la maison „Europe“, s’en va croissant. Pire, ce sont des décisions idiotes et saugrenues qui donnent raison aux détracteurs et en ajoutent encore et encore à la méfiance dors et déjà bien établie en une politque en laquelle plus personne ne semble vouloir faire confiance.

Certes, à 60 ans, Manuel Barroso n’est pas encore en âge de s’en aller prendre la retraite et son expérience a certainement de la valeur, sans oublier qu’il doit avoir un carnet d’adresses bien fourni, dont il serait dommage de ne pas s’en servir. Il aurait cependant mieux fait de réfléchir à deux fois l’envergure de son choix, considérant qu’il ne fait pas partie des plus pauvres…

Alors que peut motiver cet ancien communiste, maoiste de surcroît (Barroso n’était pas moins que le leader du PCTP-MRPP avant de rejoindre les rangs du Parti Social Democrate en 1980) de se vendre aux mécréants de chez Goldman-Sachs? Serait-ce dû au fait qu’en dix années à la tête de la Commission Européenne il n’a pas vraiment de résultats à soumettre? Est-ce encore le constat que peu ou prou d’européens le connaissent?

Nous oserons répondre par la négative et voulons plutôt insinuer que ce socio-démocrate a pris goût au luxe. Mieux, nous avons comme un doute que Manuel Barroso était déjà à la botte des Goldman-Sachs et autres filous du secteur des finances. N’est-ce pas lui qui avait oeuvré de son pouvoir pour mettre un „ancien“ de chez Goldman-Sachs à la tête de la Banque Centrale Européenne, le bien-nommé Mario Draghi? (Vice-Président de Goldman-Sachs de 2002 à 2005 – Ndlr)

Si ce n’avait pas été le „Brexit“ il y a fort à parier que nous aurions eu le plaisir de découvrir une autre „bonne raison“ de récompenser ce valeureux mercenaire du géant financier.

Rappelons pour le geste, que ce n’était personne d’autre que Manuel Barroso qui annonçait en fin de mandat: „Nous avons mis en place en le plus orgueilleux programme pour la protection du climat et réformé la réglementation du secteur bancaire afin de contrevenir durablement aux exactions du système financier.“

En fait rien de tout cela est vrai. Par contre il est avéré que les pirates de l’environnemet, à l’exemple de l’industrie de l’automobile, ont reçu toutes les assurances possibles qui leur permettent de foutre en l’air cette „nature“ sans laquelle une vie n’est possible. Mieux encore, en tant que „patron“ c’est Manuel barroso qui aura permis à la vermine de soumettre leur textes de loi et de les imposer aux pays membres.

Idem pour le secteur des finances. C’est durant son mandat que l’Europe s’est vue soumise à une crise financière dont nombre de citoyens européens souffrent encore aujourd’hui. C’est également sous son „règne“ que de nombreux pays de l’Union ont été mis à mal, obligès d’instaurer des régimes d’austérité stricte. Il les aura fait souffrir outre mesure ses concitoyens portugais. Et c’est encore lui qui aura soutenu les innombrables projets de privatisation, privant les Etats concernés de rentrées nécessaires au bon fonctionnement d’un système social désormais mis en question.

Perfide, méchant et dangereux

En mettant à l’abri ses brebis, et assurant du moins à ses proches qu’il y aura encore de la viande dans les assiettes, il aura au moins dévoilé le vrai personnage qui se cachait derrière le socialiste véreux et éloigné des travailleurs, dont il se réclamait être le défenseur.

Ce n’est pas par hasard qu’il est employé à New-York, ses nouveaux revenus seront payé en Dollars US. C’est voir la confiance qu’il a dans l’Euro. Pour conseiller Goldman-Sachs en matière de „suite à donner“ au „Brexit“ un contrat européen aurait largement fait l’affaire. En même temps, il y a deux ans, il aimait raconter aux journalistes son souhait de devenir Sécretaire Général des Nations Unies à, oui vous voyez juste, New York.

Ben il y est à New-York, pas aux Nations Unies – c’est peut-être dû au fait que chez Goldman-Sachs ils se sont rendus compte que ce poste leur revenait trop cher comme récompense – mais à Wall Street. Il reste proche de Mario Draghi, puisque maintenant il fait partie de la „Famille“ et cela le rend dangereux.

Tout laisse à croire qu’il sera de loin le collaborateur le mieux informé en ce qui concerne les démarches futures de la Banque Centrale. Ainsi Goldman-Sachs aura toujours une avance sur la concurrence et si ces derniers avaient déjà forte influence sur les marchés européens, par la grâce de Barroso et la taupe Draghi, ils peuvent maintenant mettre en place leurs règles.

La coupe est pleine

Si le „Brexit“ n’a pas encore fait comprendre à cette élite qui se planque à Bruxelles, Strasbourg et Luxembourg qu’il est pressant de mettre en place des réformes – celles qui conviennent d’une plus grande participation citoyenne et surtout de plus de transparence – il n’en faut pas moins d’un Barroso pour définitivement dégoûter l’électorat.

Les gens en ont marre de se laisser tourner en bourrique et de voir les dirigeants fourniquer à huis clos. On s’étonne de fait que ce sont les jeunes qui renient les urnes lors des élections alors que ce sont primairement leurs droits qui sont bafoués, alors que c’est eux qui devront payer la facture. Ils vont finir par en avoir marre de se balader aux travers des rues pour clâmer leur désaccord et qui sait, un jour prendre les armes…

Dés lors que les Barroso apportent la preuve par l’exemple que la politique n’est au mieux que „foutaise“ et que d’une manière comme de l’autre c’est les secteurs financiers et industriels qui nous imposent les lois et réglementations, alors le mot „démocratie“ perd tout sons sens. Les élections deviennent une triste mise en scène et les populistes s’en frotteront les mains.

Alors cher Barroso, en lieu et place de mettre le feu aux poudres, n’aurait-il pas mieux valu se souvenir de tes origines, des causes que d’antant tu t’acharnais à défendre? Etait Goldman-Sachs la seule option qui te restait, toi ancien maoiste, reconverti socialiste? Apparement non, tu t’est vendu et salis ainsi ceux et celles qui défendent avec verve les droits citoyens et consommateurs. Tu incorpores la honte. Casse-toi sale Con!

Author: Sarah Kleeblatt

Etudiante en journalisme, Paris

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