Capitale: Le PAG/PAP vivement critiqué par le POSL

Trop pour les uns, c’est trop peu pour les autres…

Les conseillers socialistes de la ville de Luxembourg affirment avoir pris lquelques semaines de recul, pour mieux se pencher sur les „projet d’aménagement général“ (PAG) et „projet d’aménagement particulier“ (PAP) avant de rendre public leurs objecttions et observations. A noter que le conseil échevinal de la Ville de Luxembourg à mis à disposition des cityoens, sur internet sous: https://pag.vdl.lu/ et au Bierger-Center, leur vue sur le projet de l’aménagement communal et le développement urbain.

Franz Fayot et Marc Angel s'opposent franchement au plans de développement urbain tel que présenté par le collège des Bourgmestre et Echevins de la capitale. A notre question, dans quelle mesure il est intelligent de se frotter au "amis" de la coalition sur un plan strictement communal, ils n'y voient pas d'objection. Le POSL est en droit de maintenir sa ligne de politique communale, défendant ainsi les droits des citoyens de la capitale. Pourtant le dossier est sensible et a une portée nationale, ne serait-ce qu'en termes économiques.
Franz Fayot et Marc Angel s’opposent franchement aux plans de développement urbain tel que présenté par le collège des Bourgmestre et Echevins de la capitale. A notre question, dans quelle mesure il est intelligent de se frotter au “amis” de la coalition sur un plan strictement communal, ils n’y voient pas d’objection. Le POSL est en droit de maintenir sa ligne de politique communale, défendant ainsi les droits des citoyens de la capitale. Pourtant le dossier est sensible et a une portée nationale, ne serait-ce qu’en termes économiques.

Franz Fayot, leader du groupe socialiste au conseil communal de la capitale, n’est pas avare de critiques envers la coalition (Libéraux DP et Ecologistes Déi Gréng). Son premier constat le laisse conclure: „C’est une simple adaptation technique du plan JOLY datant des années 80, lequel aurait dû être transposé dans les années 90, mais qui n’est plus en accord avec la situation actuelle.“

Et en effet, si d’une part le périmètre constructible reste inchangé, les plans présentés par le conseil échevinal ne font font pas preuve de volonté de planifier une ville qui prend en considération ses résidents. Ainsi beaucoup de faveurs sont accordés aux promoteurs, mais très peu de considération est portée envers les particuliers. Cette position très libérale n’est pas satisfaisante pour les socialistes, qui d’ailleurs notent un manque de „vision“ frappant.

Point par point…

La procédure lancée par les dirgeants de la Ville de Luxembourg suit sans nul doute les règles du cadre légal posé, et pourtant le POSL constate après consultation des documents que:

- le périmtètre constructible du plan JOLY reste inchangé;
- selon les prévisions de la Ville, les zones urbanisées et destinées à être urbanisées pourront accueillir quelque 150.000 habitants à l'horizon 2030;
- les prescription en vigueur dans le plan JOLY ont été reprises telles quelles dans la partie écrite des plans d'aménagement particulier „quartier existant“ (PAP QE);
- les plans de repérage des PAP QE ne font que refléter la disparité du tissu urbain existant qui s'est à maints endroits développé au coup par pcoup, souvent au moyen de modifications ponctuelles du PAG, respectivement de PAP's dressés uniquement dans le but d'augmenter la constructions des terrains.

1) Un PAG libéral

Pour les „Stater Sozialisten“ le PAG de la Ville de Luxembourg ne répond plus à l’idée qui voudrait que le PAG soit un instrument de planification et de pilotage du développement urbain. Au contraire il laisserait la planfication aux mains des propriétaires privés, dont en premier lieu les promoteurs. Le nouveau PAG, garant d’un développement urbain, ne prendrait donc pas, ou peu en considération:

- l'amélioration du „vivre-ensemble“, notamment en repensant la vocation des espaces verts, des places et squares publics;
- l'assurance d'une sécurité et du bien-être des enfants et personnes âgées;
- l'encouragement à la participation citoyenne et la rencontre au sein des quartiers.

Franz Fayot et Marc Angel se permettent de questionner pourquoi, à l’exemple des parties graphiques du PAP QE n’ont que pour seul but de réglementer la propriété privée, alors qu’elles ne contiennent aucune prescription concernant l’espace public. Pour la partie écrite des PAP QE, seules quelques prescriptions imposent un „certain soin“ esthétique dans des secteurs protégés. Dans les quartiers qui ne sont pas couverts par une partie „graphique“ mais qui restent des quartiers où se déroule la „vraie vie“ seule la constructibilité des terrains s’emble importer.

Le projet PAG n’est donc qu’une adaptation de l’ancien PAG de 1991 à la nouvelle législation. Il fait aussi preuve d’une approche très libérale et purement technique que la Ville de Luxembourg a adoptée en termes de planification urbaine depuis des décennies.

Le POSL craint de bon droit que le développement futur du paysage bâti ne sera pas fondé sur le principe de recherche d’expertises, d’échange et de participation. Il est vrai que seul le potentiel contructible d’un terrain ou d’un quartier semblent définir l’habitat et l’espace public. Idem pour les aspects de sécurité et de participation citoyenne. L’approche purement juridique et technique, basée sur la volonté de servir des „droits acquis“ admet une considération purement quantitative.

La ville fait face à un déséquilibre entre logements et bureaux, qui depuis de nombreuses années est à l’origine de serieux problèmes. Selon les données et projections, l’écart entre le nombre de résidents et d’emplois s’agrandit. Ainsi en 2016 le nombre d’emplois dépasse de 33% celui des résidents; pour 2020 ce seront 40% et en 2030 pas moins de 46%. Il est vrai que la Ville ne dispose que de peu de moyens pour influencer le développement économique du pays qui engendre la croissance du nombre d’emplois. Pourtant le PAG et une politique intelligente du développement urbain permettraient l’augmentation du nombre de logements.

2) Manque de vision urbanistique

A l’exemple des du quartier „Cloche-d’Or“ – adjacent au quartier „Ban de Gasperich“ – on fait face à un développement sans plan d’ensemble. Des parcelles découpées au gré du besoin, des affectations du constructible visant prioritairement les commerces, l’artisanat et services de tout genre. Une inéquation sensible si l’on considére le ratio entre les emplacements de stationnement par rapport à la surface utile des immeubles.

L’étude préparatoire du PAG désigne le plateau du Kirchberg et les quarties susnommés en tant que pôles principaux de développement. Le POSL rappele donc de bonne foi les énormes moyens déployés pour ramener une certaine mixité et qualité de vie dans les quartiers du plateau du Kirchberg. Un des endroits de la Ville qui n’a pas vocation à se remettre de sa conception comme zone de services monofonctionnels et la favorisation du transport individuel.

Les „Stater Sozialisten“ ne veulent, en raison de cette expérience, croire que la Ville de Luxembourg s’entête à maintenir le quartier „Cloche d’Or“ comme zone „fourre-tout“ dominée par la mobilité individuelle. Le manque de qualité urbanisitique est frappant. Une redéfinition de ce quartier en mutation s’impose.

Pour le „Ban de Gasperich“, le POSL conteste l’envergure des fonds classés en tant que zone économique communale de „type 1“. Ils s’attendent à ce que cette partie de la ville se développe en tant que quartier monofonctionnel et ne soit pas soumise à une restructuration en profondeur dont la nécessité est incontestable. Considérant en outre la réserve foncière d’envergure, il y de bonnes raisons à se demander pourquoi la ligne de tram reliant le futur stade national à la gare centrale contourne le quartier „Cloche d’Or“ au lieu de le désservir correctement.

Le POSL rappele aussi un des quatre objectifs majeurs formulés dans la convention de coopération intercommunale (DICI): „Les objectifs de la convention se concentrent sur l’amélioration de la qualité de vie, la protection de la nature, la compétitivité économique et la cohésion sociale, le tout en vue d’un développement durable de l’agglomération Sud-Ouest de la Vuille de Luxembourg dans l’intention de garder un nioveau de qualité de vie élevé des habitants et travailleurs de la région.“

3) PAG et mobilité

Les „Stater Sozialisten“ mettent également en doute le caractère réaliste du „modal split“ que la Ville entend mettre en oeuvre. La majeure partie du traffic urbain incombe aux travailleurs frontaliers, mais les résidents eux aussi ne sont pas en manque. Ces derniers éffectuant de nombreux trajets sur de très courtes distances en voiture. La Ville devrait résolument miser sur une politique qui vise à décourager les habitants du recours au transport automobile individuel et privilégier la mobilité douce et les transports en commun.

Un objectif qui peut être atteint par la réduction des emplacements de parking privés dans les nouveaux projets d’aménagement particuliers. La suppression des vignettes permettant aux entreprises de stationner sans limite de temps leurs camionnettes et autres véhicules professionels dans les quartiers de la ville est également à prendre en considération. A noter que l’implantation de bornes à vélos électriques – à coté des „Vel’oh“ et „Carloh“ – pourrait aussi inciter les usagers de renoncer au transport en voiture dans la ville.

Pour le POSL, c’est le „prix à payer“ pour que la croissance de la population, ainsi que prévue par le PAG puisse se faire sans provoquer un effondrement complet du trafic. Les socialistes regrettent en outre de na pas trouver dans les documents accompagnant le PAG des informations précises sur l’aménagement des pôles d’échanges du transport public, notamment les Pôle „Hamilius“ et „Place de l’Etoile“.

4) Qualité de l’architecture

Les „Stater Sozialisten“ sont d’avis que le PAG et PAP QE devraient constituer la base pour l’établissement d’une charte de qualité urbanisitique et architecturale avec des critères de qualitße sociologiques, fonctionnels et esthétiques. Des considérations qui n’ont pas été au centre des préoccupations de la Ville de Luxembourg et qui n’ont quaisment pas été prises en compte dans le cadre du processus d’approbation des projets.

Un développement harmonieux ne peut avoir lieu que dès lors il y a un réel débat sur l’image et l”âme de la ville. Il ne suffit pas de maintenir le „statu quo“ dans les secteurs protégés ou encore de muséifier certains quartiers. Ce sont en effet les quartiers en mutation avec leurs îlots disparates, les nombreuses friches urbaines et encore les espaces résiduels engendrés par des travaux de voirie étatique qui méritent une attention toute particulière.

Imposer des plans d’aménagement „nouveaux quartiers“ ou encore maintenir la validité de PAP en vigueur complètement caduques sur certains terrains par pur souci du respect des rapports de propriété est une mesure fatalement insuffisante. C’est donc une approche globale pour les décennies prochaines et le courage d’imposer des PAP NQ sur des sites d’ores et déjà viabilisés – dans la mesure où il s’agit de quartiers en mutation – qui devient primordiale.

A l’exception de certaines règles destinées à la conservation du patrimoine, ni le PAG, ni le PAP QE ne contiennent des prescrptions mettant en perspective le profil de la Ville ppour les années à venir. Tout laisse supposer que les quartiers existants continueront à être „gentrifiés“ et les nouveaux quartiers, malgré un taux de 10% de logements à coût modéré ne proposeront pas les types de logements adéquats à une population de plus en plus mobile d’une part et de plus en plus âgée d’autre part.

Et c’est ce constat qui anime les „Stater Sozialisten“ de proposer de ne pas prendre en considération l’étude préparatoire comme clôturée, mais d’afiner les schémas directeurs en tenant compte de leurs remarques. Le potentiel de développement est considérable et il est clair que tous les projets ne se feront pas en même temps. Le POSL souhaite la mise en place d’un conseil consultatif comprenant des hommes et des femmes de l’art qui n’ont pas d’interêts dans les projets construits sur le territoire de la Ville et qui seraient donc impartiaux.

5) Le prix du foncier

Il n’a y pas à douter qu’une mixité sociale équilibrée est le meilleur moyen de combattre la ghettoïsation et la gentrification qui font que la vie urbaine devient profondément inintéressante et stérile. Mais force est de constater que les prix du foncier rendent inaccessible aux classes moyennes et socialement faibles de trouver un logement dans la capitale. Si l’on associe à ce constat le fait que la Ville encourage la construction de logements, dans le cadre du PAP, comportant en moyenne une surface de 100m², avec des prix au m² variant de 8.000 à 10.000 Euros, inutile de dire que de tels logements sont réservés aux riches.

L’objectif proclamé, de faire revenir les familles dans la caiptale est donc illusoire. L’absence d’une volonté de combattre le phénomène des logements vides, de la mésaffectation et de la spéculation immobilière, de même que les surfaces inoccupées, sont des facteurs de désurbanisation inquiétants. Il faut donc regretter que les autorité communales n’ont jamais déployé les instruments pourtant existants dans la législation luxembourgeoise, telles la taxe sur les logements vides, l’intervention contre la mésaffectation, l’exercice conséquent du droit de préemption et l’investissement public dans le foncier pour contrecarrer la surchauffe des prix.

6) Commerces de proximité

Le PAG ne traduit aucun concept de proximité commerciale, qui est pourtant un des piliers de la qualité de vie urbaine. Bien au contraire, ce PAG semble profiter aux grandes enseignes qui absorbent les clients des petits commerçants. La fragilisation des commerces de quartier est la premiére cause de l’émiettement de plus en plus grand du tissu commercial.

7) Participation citoyenne

Il y a dix ans, les plans de développement de quartier s’annonçaient prometteurs. Ces plans qui laissaient entrevoir un processus de participation ont échoué. Le POSL déplore que cette vague d’engouement pour le développement urbain ait été étouffé par le „business as usual“ des collèges des bourgmestre et échevins qui se sont succédés.

Pour ce qui est des réunions de quartier, les „Stater Sozialisten“ considérent qu’elles étaient au mieux des „faire-valoir“ sans retombée palpable au niveau du nouveau PAG et des PAP QE et NQ. Dans cette même approche, les socialistes considèrent les réunions organisées fin juin/début juillet comme étant de pures réunions d’information sur un PAG déjè décidé et approuvé. Reste aux habitants seule l’option de formuler des observations et objections devant lecollège des bourgmestre échevins, suivi éventuellement d’une réclamation devant le Ministère de l’Intérieur et le cas échéant, d’un recours devant le Tribunal administratif.

8) Formes nouvelles de logements

Les socialistes voudraient que l’implémentation du PAG montre la détermination de la Ville à autoriser de nouvelles formes de logement que l’on trouve dans toute ville moderne:

- Les maison pluri générationelles;
- le „co-housing“: des maisons comportant un espace commun avec des petits modules privatifs. Est-ce que de telles maisons tomberaient sous „Hab1“?
- la mutualsation des frais et tâches (p.ex. Aide-ménagère) pour optimiser la qualité de vie;
- le logement-service: pour les personnes ne désirant pas investir dans un appartement ou une maison, mais qui ne recherchent qu'un logis;
- le logement assisté.

Pourtant le PAG n’apporte pas de réponses ni d’indications quant à ces nouvelles formes de logement.

9) Bâtiments et équipements publics

Les „Stater Sozialisten“constatent que contrairement à d’autres zones, les zones BEP contiennent très peu de critères concernant l’aménagement: densité, hauteur, recul des constructions. Ces zones auraient mérité d’être définies et décrites de manière plus précise. Quant aux disposition générales pour les PAP QE, le POSL se demande si les prescriptions sur l’implantation et les marges de reculement antérieures et latérales permettent une intégration harmonieuse des bâtiments et éuipements publics dans le quartier existant.

Retenons encore que la décision de ne pas élargir le périmètre de construction n’a jamais été discutée lors d’une réunion de la commission du développement urbain, voire dans une séance publique du conseil communal.

Il faut croire que le collège des Bourgmestre et Echevins ne juge pas opportun la possibilité d’inclure dans le périmètre des terrains qui se trouvent en possession soit de la Ville, de l’Etat ou d’un promoteur public et qui seraient pêtes à l’aménagement d’un nouveau quartier résidentiel.

Les „Stater Sozialisten“ pennent pour exemple la friche industriuelle de Dommeldange, laquelle est classe comme zone d’activité économique communale type 1 à caractère artisanal frappé d’une servitude „risque à contamination“ et d’une servitude „ZAD“. Selon l’étude préparatoire des études spécifiques visant à cartographier les contaminations existantes seraient en cours de réalisation. En attendant les résultatsm les entreprises existantes sur le site peuvent continuer leurs activités sans possibilité de se développer.

On est es droit de se demander quels sont les premiers résultats et quelles mesures le collège des Bourgmestre et Echevins envisage développer ensemble avec le propriétaire en vue de la décontamination du site. Mais encore, qu’en est-il des études qui doivent identifier certains bâtiments à préserver le témoignage du passé industriel du quartier? Quels en sont les résultats et pourquoi le Ville de Luxembourg n’a-t-elle pas attribué une protection communale aux bâtiments dignes d’être conservés?

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