Les Etats-Unis réclament la paix entre la Turquie et les Kurdes en Syrie

Et aussitôt les armes se sont tues…

A peine une semaine après la prise de la ville Dscharablus dans le nord de la Syrie, les rebelles syriens soutenus par les Kurdes ont annoncé un cessez-le. L’accord de cessez-le-feu aurait été convenu avec la Turquie par l’entremise des Etats-Unis.

Les chars de l'armée turque avancent sur le territoire syrien. Leur cibles ne sont pas seulement les combattants de l'Etat Islamique, mais aussi les milices kurdes dont Ankara voudrait aussi se débarasser pour s'assurer qu'ils ne puissent installer une zone autonome sous gestion Kurde.
Les chars de l’armée turque avancent sur le territoire syrien. Leur cibles ne sont pas seulement les combattants de l’Etat Islamique, mais aussi les milices kurdes dont Ankara voudrait aussi se débarasser pour s’assurer qu’ils ne puissent installer une zone autonome sous gestion Kurde.

La Turquie cependant reste impassible quand à la revendication qui porte sur le repli des combattants kurdes sur le côté est de l’Euphrate. Selon le porte-parole militaire US, John Thomas, l’accord trouvé entre la Turquie et les diverses unités de combat du nord de la Syrie ne serait pas contraignant. Pourtant le gouvernement US voudrait que les diverses parties engagées sur le terrain pour combattre l’Etat Islamique se concentrent sur l’obejctif fixé et cessent de s’entre-déchirer.

Femmes combattantes de la milice YPJ en Syrie. Elles se battent toutes pour des raisons différentes, mais sont unies dans leur lutte contre l’État Islamique. Ces femmes ont choisi de combattre plutôt que d'être prises comme esclaves par l'IS. Pourtant avec l'engagement des forces armées turques sur le sol syrien, elles doivent faire face à un nouvel « enemi ».
Femmes combattantes de la milice YPJ en Syrie. Elles se battent toutes pour des raisons différentes, mais sont unies dans leur lutte contre l’État Islamique. Ces femmes ont choisi de combattre plutôt que d’être prises comme esclaves par l’IS. Pourtant avec l’engagement des forces armées turques sur le sol syrien, elles doivent faire face à un nouvel « enemi ».

Toujours selon John Thomas, les Etats-Unis auraient eu l’assurance ce 30 août des divers intervenants qu’ils mettraient fin aux combats pour cibler lerus frappes contre les forces de l’Etat Islamique. Les représentants de forces armées US confirment le repli des unités kurdes de l’YPG à l’est de l’Euphrate. L’YPG est soutenu dans son combat par le gouvernement US.

Hollande inquiét

Le Président Français, François Hollande s’inquiète d’une possible escalation suite à l’engagement par l’armée turque sur le sol syrien. Il veut admettre que suite aux attentats par des terroristes de l’Etat Islamique en Turquie, il soit compréhensible qu’Ankara prenne les mesures nécessaires pour atteindre l’Etat Islamique. Pour autant il craint que la Turquie soit plutôt intéressée à se défaire des milices kurdes qu’elle considère être une organisation terroriste.

Obama incisif

Pour le Président américain les attaques contre leurs „alliés“ kurdes ne sont pas tolérables. Il a annoncé vouloir recontrer Recep Tayyip Erdogan à l’occasion du sommet des G20 dimanche prochain en Chine. Ce serait la première entrevue des deux chefs d’Etat depuis le coup d’Etat manqué du 15 juillet.

Author: Sarah Kleeblatt

Etudiante en journalisme, Paris

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