Turquie: La purge continue…

Le gouvernement Erdogan assassine les médias

Au dernières nouvelles 45 journaux et 16 stations télé ont été fermées sur décret. Erdogan et ses sbires maintiennent ainsi leur stratégie de censure sur l’information et la liberté de la presse. Notons au passage que le nombre de mandats d’arrêt à l’encontre de journalistes est aujourd’hui passé à 47.

A l'heure actuelle, seuls des médias turques, majoritairement des journaux sont interdits. Avec la critique qui semble lentement venir aussi des correspondants de médias „étrangers“ est-on en droit de se demander quand commenceront les premières expulsions de journalistes?
A l’heure actuelle, seuls des médias turques, majoritairement des journaux sont interdits. Avec la critique qui semble lentement venir aussi des correspondants de médias „étrangers“ est-on en droit de se demander quand commenceront les premières expulsions de journalistes?

La turquie s’octroie une purge historique sur fond de coup d’Etat manqué qui devrait sérieusement imquiéter tant les responsables politiques que les les citoyens d’Europe. Selon les informations, que nous tirons du bulletin officiel portant sur le décret du gouvernement, sont également concerné de fermeture: 3 agences de presse; 23 stations radio, 15 magazines et 29 maisons d’édition. Les noms des concernés n’ont pas été publiées par le gouvernement, mais selon CNN-Türk seraient parmi elles l’agence de presse Cihan, IMC TV (une station pro-Kurde) et le quotidien Taraf.

Fin de la liberté de la presse en turquie

42 journalistes sous le coup d’un mandat d’arrêt

La démesure des purges instaurées par Recep Tyyip Erdogan, qui par decrét règne en seul maître sur la Turquie, met en lumière ses volontées. Après l’armée, la justice et l’éducation, le Sultan d’Ankara passe le coup de torchon dans les médias.

Et ceci n’est en fait pas vraiment une nouvelle, car le régime s’attaque à la presse depuis des mois. Fermeture de stations TV et radio, censure et pressions sur la presse écrite, tabassage de blogueurs sont devenu le quotidien de la société turque, qui pour sa majorité (visible) semble s’en accomoder. Mais la nouvelle en fait sont les mandats d’arrêt délivrés à l’encontre de 42 journalistes ce 26 juillet, dont cinq auraient déjà été interpellés.

Photo d’archives du 4 mars 2011 d’une manifestation à Istanbul pour protester contre la détention de journalistes turcs. © AFP
Photo d’archives du 4 mars 2011 d’une manifestation à Istanbul pour protester contre la détention de journalistes turcs. © AFP

Erdogan avait certes prévenu le 23 juillet que tous les médias supposément soutenir le coup d’Etat, auraient a payer le prix (fort). Fort est de constater que les médias concernés seraient tous adeptes du réseau de soutien à Fethullah Gülen, le prédicateur et ancien „pote“ du Président exilé aux Etats-Unis depuis 1999, accusé d’être l’instigateur du putsch.

De la „purge“ au „réglement de comptes“

Pour s’en tenir au faits, il est important de considérer que c’étaient en effet les médias proches de la mouvance Gülen qui, après le „divorce consommé“ en 2013 entre les deux belligérants, avaient largement révélé les affaires de corruption au sein du gouvernement turque.

Ainsi, pour l’exemple, la journaliste Nazli Illicak, figure éminente de la presse conservatrice et limogée du quotidien progouvernemental Sabah en 2013. Elle avait „osé“ critiquer des ministres impliqués dans le scandale. Nazli Illicak avait créé en 2015 la revue Özgür Düsünce (libre-pensée) et était chroniqueuse à Bugün, un journal taxé de güleniste. Elle est aujourd’hui recherchée par les forces de l’ordre.

Mais sont aussi pris en ligne de mire les journalistes dits de „gauche“ et l’on est en mesure de se demander si l’appartenance à un média laisse conclure à un soutien de la ligne éditoriale. Une question qui vaut pour l’ensemble des médias d’Europe, si tant est qu’ici la liberté de la presse a vocation à être respectée.

Torture et viols… Amnesty s’en mêle

Selon une information relayée par Amnesty International (https://www.amnesty.org/en/latest/news/2016/07/turkey-independent-monitors-must-be-allowed-to-access-detainees-amid-torture-allegations/) il y a de bonnes raisons de s’inquiéter. En effet l’ONG affirme avoir réuni des preuves crédibles attestant de tortures et de viols sur des détenus.

Il est ainsi admissible d’admettre que l’état d’exception en vigueur ne serve que d’écran pour poursuivre les attaques contre les journalistes et médias n’ayant aucune affinité avec Gülen. Ici encore pour l’exemple, les cas de Can Dündar, l’ancien rédacteur en chef de Cumhuriyet, inculpé bien avant la tentative de coup d’Etat.

Sont aussi particulièrement visés les médias de gauche qui ouvrent leurs antennes et leurs pages aux revendications kurdes. Depuis la fin mars, l’Etat turque fait pratiquement un procès tous les jours à des journalistes. Ainsi non moins 100 instructions à l’encontre de Inan Kizilkaya, rédacteur en chef du quotidien Özgür Gündem, pour „propagande d’un groupe terroriste“. Et déjà son prédécesseur Reyhan Çapan, condamné à 42 mois de prison, à fait les frais de publications liées à la guerre que le régime turque mène contre les Kurdes.

Il faut ainsi savoir que depuis septembre 2015, 13 journalistes ont été arrêtés au Kurdistan, dont seuls quatre on été remis en liberté. Les journalistes qui ont exprimé leur soutien aux journalistes détenus sont également inquiétés. Tel le cas de Faruk Eren, coordinateur d’information à IMC et président de la section des journalistes au sein du Syndicat „Disk“. Rédacteur en chef d’un jour à Özgür en signe de solidarité, le régime Erdogan le poursuit pour „propagande de la terreur“.

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L’équipe de la rédaction d’Indymedia-Lëtzebuerg exprime sa solidarité et appelle à la solidarité internationale. Tout peut arriver aux journalistes turques, qui doivent se sentir très vulnérables quand ils vont seuls au procès. Seule une campagne de soutien international peut leur donner la force nécessaire d’affronter un destin dicté par Recep Tayyip Erdogan.

Forte augmentation des violences envers les migrants depuis la fermeture des frontières dans les Balkans

communiqué par
Médecins Sans Frontières
Depuis mars, MSF a vu doubler le nombre de consultations pour traumatismes violents

Le 9 mars 2016, les dirigeants européens ont annoncé la fermeture de la « route des Balkans », après que la Croatie, l’ARYM (Ancienne République yougoslave de Macédoine) et la Slovénie ont totalement fermé leurs frontières aux migrants tentant de trouver asile dans le nord de l’Europe. Pour des milliers de personnes en fuite, cette route constituait l’un des rares moyens d’accéder à une certaine sécurité et protection en Europe. Dans le cadre de leurs opérations médicales et de soutien psychologique dans la région, les équipes de Médecins Sans Frontières ont observé une augmentation des violences à l’encontre des migrants depuis que la route a été «fermée».

Bien que selon certains dirigeants européens, le problème de la route des Balkans soit réglé depuis que les frontières ont été fermées, la situation humanitaire dans les Balkans reste tout aussi dramatique. Aujourd’hui, des centaines de personnes vulnérables sont toujours bloquées en Serbie, en ARYM et en Bulgarie ; certaines tentent de rejoindre leurs pays de destination via des routes dangereuses et en recourant aux services de passeurs malhonnêtes, tandis que d’autres sont coincées dans des zones de transit à la frontière serbo-hongroise.

Subotica: MSF teams work for migrants in transit at the transit zones of Kelebjia and Horgos on the Hungarian border. These transit camps have formed because Hungary remains the only legal entry to the EU but the daily quotas reduced to 8-15 people per day per transit zone. This creates back-log accentuated by violent push-backs. Main interventions : MSF Mobile clinics for medical care and mental health. Distribution of non-food items WASH activities as allowed by authorities.  Networking and advocacy with national authorities, UNHCR and NGOs
Subotica: MSF teams work for migrants in transit at the transit zones of Kelebjia and Horgos on the Hungarian border. These transit camps have formed because Hungary remains the only legal entry to the EU but the daily quotas reduced to 8-15 people per day per transit zone. This creates back-log accentuated by violent push-backs.
Main interventions :
MSF Mobile clinics for medical care and mental health.
Distribution of non-food items
WASH activities as allowed by authorities.
Networking and advocacy with national authorities, UNHCR and NGOs

En Serbie, les équipes de MSF ont observé une dégradation de la situation humanitaire et médicale directement liée aux restrictions de passage aux frontières qui visent des milliers de migrants et de demandeurs d’asile.

«Ces derniers mois, un nombre croissant de patients nous ont fait part de violences et d’abus, et présentaient des traumatismes physiques directement liés à ces violences. Il s’agissait pour la plupart de violences prétendument commises par les autorités hongroises», explique Simon Burroughs, chef de mission de MSF en Serbie. «Nous condamnons fermement ces recours à une force excessive et enjoignons les autorités hongroises de prendre les mesures nécessaires pour mettre fin à ces pratiques. »

Ces derniers mois, les migrants passant par la Hongrie ont vu leurs possibilités d’asile dans l’Union européenne fortement réduites. En juillet, cette diminution drastique a atteint un nouveau record avec l’introduction d’une mesure étendant les contrôles aux frontières à un périmètre de huit kilomètres dans les terres hongroises, et permettant de renvoyer les migrants en Serbie. Des dizaines de familles se sont retrouvées bloquées, forcées de choisir entre attendre dans des conditions désastreuses que leur cas soit validé ou s’exposer à davantage de violences et d’abus en recourant aux services de passeurs.

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Sur 510 consultations de soutien psychologique depuis avril, les équipes de MSF ont pris en charge 188 survivants d’événements traumatiques tels que des maltraitances physiques et des actes de torture, des incarcérations, des enlèvements, ou encore des violences sexuelles commis par des passeurs, la police ou des membres de leur communauté. Depuis mars, le nombre de consultations proposées par Médecins Sans Frontières pour de tels traumatismes a plus que doublé, avec en moyenne un cas sur dix entre avril et juin.

La situation s’est fortement dégradée par rapport au début de l’année, lorsque les restrictions aux frontières n’entravaient pas à ce point la traversée des Balkans.

Parmi les personnes prises en charge par nos équipes (dont des femmes et des enfants), 65 pour cent ont déclaré avoir subi des violences physiques de la part d’individus en uniforme sur le territoire hongrois et 35 pour cent ont dit avoir été maltraités par des voleurs, des passeurs ou d’autres migrants.

«Nous sommes extrêmement inquiets des nouvelles mesures adoptées par les autorités hongroises. Celles-ci risquent de mener à un regain de violences envers les migrants, qui sont de plus en plus traités comme des criminels», a ajouté Simon Burroughs.

Ces restrictions ont également créé une situation très préoccupante dans les zones de transit, à la frontière serbo-hongroise, où MSF gère différentes cliniques mobiles proposant des soins médicaux, un soutien psychologique et un accès aux installations sanitaires de base.

«Les conditions de vie ne sont pas humaines ici. Les familles vivent dans des tentes totalement inappropriées, sans douche, sans accès à l’eau potable ni aux services les plus basiques», explique Simon Burroughs. «Cela fait des mois que nous appelons les autorités serbes à améliorer ces conditions déplorables, mais peu de choses changent: les gens sont désespérés. Cette situation a un impact direct sur leur santé physique et mentale

«Nos équipes constatent une augmentation constante du nombre de pathologies reflétant l’impact psychologique des mesures restrictives aux frontières; beaucoup de patients souffrent de dépression, de stress post-traumatique ou d’anxiété »

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La proportion de patients de MSF souffrant de dépression est passée à près d’un sur trois (31,2 pour cent) après le mois de mars, alors qu’elle était de 26,7 pour cent en octobre 2015. Le pourcentage de personnes souffrant de stress post-traumatique a également augmenté durant cette période, passant de 14 à 15,9 pour cent, tout comme celui des patients souffrant d’anxiété, passant lui de 3,8 à 6,6 pour cent. Ces augmentations coïncident avec l’introduction en mars de mesures restrictives à la frontière.

MSF continue également de soigner un nombre croissant de pathologies directement liées aux conditions de vie des patients. Plus de la moitié des consultations de nos équipes concernent des toux et des rhumes (infections des voies respiratoires supérieures), des troubles gastriques (maladies gastro-intestinales) et des problèmes cutanés.

Les mesures européennes ont jugulé le flot de demandeurs d’asile dans les Balkans, mais des milliers de personnes sont abandonnées, loin des regards, et se retrouvent bien plus exposées aux violences, à l’indigence et au désespoir. Non seulement les gouvernements européens et balkaniques occidentaux manquent à leur devoir d’assistance auprès de milliers de migrants, mais ils militent également en faveur de politiques néfastes au bien-être de personnes déjà très vulnérables.

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«Une fois encore, nous enjoignons les dirigeants européens de proposer des solutions sûres et légales aux migrants en quête de protection», a conclu Simon Burroughs. «Les mesures restrictives mises en place à la frontière serbo-hongroise doivent être révisées et les conditions de ces personnes en transit améliorées

Capitale: Le PAG selon le Mouvement Ecologique

par Patrick Kleeblatt

Oser la participation citoyenne maintenant!

Le Mouvement Ecologique n’ayant pas les moyens humains pour prendre en compte tous les documents se réferant à chaque quartier, s’est penché sur les questions essentielles du nouveau PAG de la Ville de Luxembourg.

Ceci explique en partie les explications quelque-peu controverses, telles l’avis qu’il n’y pas assez de régulations, alors que ceux qui ont bel et bien regardé de près le plan d’aménagement particulier „Quartier existant“ (PAP QE) parlent eux de surrégulation. Mais bon, il n’avaient pas le temps…

Blanche Weber (présidente) trouve le projet actuel est satisfaisant, considérant que les quartiers pourront se développer de manière autonome et qu'il est prévu de maintenir, sinon de protéger les espaces verts existants. La gestion de la surface réservée au trafic statique n'est pas optimale. Le Mouvement Ecologique a soumis ses objections et propositions.
Blanche Weber (présidente) trouve le projet actuel  satisfaisant, considérant que les quartiers pourront se développer de manière autonome et qu’il est prévu de maintenir, sinon de protéger les espaces verts existants. La gestion de la surface réservée au trafic statique n’est pas optimale. Le Mouvement Ecologique a soumis ses objections et propositions.

Ce doit aussi être la raison pour laquelle le MouvEco veut comprendre que le PAG présenté soit bien meilleur que le plan JOLY et le précédent plan VAGO en vigueur. Les protecteurs du patrimoine doivent s’en mordre les doigts d’apprendre que la protection des monuments recoive une toute novelle considération.

Encore heureux que la joie ne soit pas exaltante, car il reste des revendications qui sont loin du jugement très positif que laisse entrevoir le rapport du MouvEco. Une des revendication majeures et la réouverture des débats publics sur le développement de la capitale. Si ce n’est que rien de tel n’est prévu par la collège des Bourgmestre et Echevins.

Avant d’introduire le nouveau plan au conseil communal, il faudrait ouvrir le débat portant sur l’image de Ville avec la population. Les cahiers de charge portant sur les plans directeurs devraient ainsi être discutés avec les résidents avant d’ouvrir les concours aux urbanistes. Une revendication qui ne devrait pas être au goût des promoteurs.

Jan-Tobias Doerr souhaiterait que la Ville de Luxembourg intensifie la participation citoyenne, ceci plus précisément en amont des projets proposés ou à venir. Des formes nouvelles de participation concernant en premier lieu l'élaboration de „cahiers de charge“ et les concours d'urbanisme. Il serait „intelligent“ de mettre en place les structures personelles nécessaires au dialogue citoyen.
Jan-Tobias Doerr souhaiterait que la Ville de Luxembourg intensifie la participation citoyenne, ceci plus précisément en amont des projets proposés ou à venir. Des formes nouvelles de participation concernant en premier lieu l’élaboration de „cahiers de charge“ et les concours d’urbanisme. Il serait „intelligent“ de mettre en place les structures personelles nécessaires au dialogue citoyen.

En termes de croissance et de mobilité, les débats devraient apporter des réponses à trois questions majeures. Primo: Les infrastructures et son organisation peuvent-elles supporter une croissance telle que présentement prévue, tant au niveau de la Ville de Luxembourg qu’au niveau national? La résponse doit être clairement NON.

Deuxio: La croissance économique, plus précisément l’augmentation considérable d’emplois, est-elle en unisson avec les principes fondamentaux de l’aménagement du territoire national, respectivement les plans sectoriaux actuellement en phase de réecriture? Encore une fois il faudrait entendre un „non“, mais il n’est que rappelé que selon l’aménagement du territoire il faudrait promouvoir un développement décentralisé, soit le contraire de ce que propose le collège des Bourgemstre et Echevins de la Ville.

Tertio: Le taux d’imposition de la taxe professionelle ne devrait-il pas être pris en considération en fonction (justement) du plan d’aménagement national? En fait oui, mais ce n’est pas le cas.

Les revendications portant sur tant le constructible durable et social, ceci surtout pour les ménages à moyen et faibles revenus, au travers d’une société immobilière communale selon le modèle de la Ville de Tübingen, n’est nullement en accord avec les idées néolibérales de la coalition libérale-écolo de la capitale.

Pourtant à l’exemple de la ville universitaire du Land de Bade-Wurtemberg, qui démontre qu’il est tout-à fait possible de réaliser des projets qui ont non seulement l’avantage de renflouer les caisses de la commmune, mais permettent aussi des loyers largement en-deçà de ceux pratiqué sur le marché libre.

Espen Emile (trésorier) reconnaît que la Ville a fait participer les citoyens et considère comme une excellente manière de procéder avec l'instauration d'un guichet d'information au „Bierger Center“. Il regrette cependant le manque de protection de l'environnement.
Espen Emile (trésorier) reconnaît que la Ville a fait participer les citoyens et considère comme une excellente manière de procéder avec l’instauration d’un guichet d’information au „Bierger Center“. Il regrette cependant le manque de protection de l’environnement.

Pour le reste le MouvEco compte parmi ceux et celles qui voudraient croire que moins de places de parking pourraient animer les gens à troquer leur voiture contre le transport public. Il a du leur échapper qu’aux heures de pointe les bus et trains sont surchargés, raison première qui „oblige“ ceux et celles qui se dénichent un emploi en la capitale de rejoindre la Ville de Luxembourg en voiture.

Nous remarquerons en outre qu’ils on tendance à ignorer que le tram n’y changera rien. L’installation de gares périphériques peut permettre aux salariés de rejoindre de leur lieu de travail sans avoir à transiter par la gare centrale, pourtant cela n’augmente aucunément les capacités des trains ralliant Luxembourg. La mise en place d’une troisième, voire quatrième voie entre Bettembourg et la capitale pourraient faciliter le transport en considérant les chiffres actuels, mais certainement pas en vue de la croissance prévue, sinon souhaitée.

Le nouveau PAG tel que prévu par le collège des Bourgmestre et Echevins de la Ville de Luxembourg risque fortement de rendre la situation en la capitale encore plus chaotique, qu’elle ne l’est actuellement. Avec un Mouvement Ecologique qui semble largement satisfait et les socialistes, présentement sur les bancs de l’opposition, qui remettent en question le projet, le sujet fera encore couler beaucoup d’encre.

Bilan parlementaire du groupe ADR

par Patrick Kleeblatt

Un gouvernement dans l’impasse

Le leader du groupe parlementaire d’opposition ADR, Gaston Gibéryen, s’est montré confiant à l’occasion du rendez-vous donné à la presse pour le bilan de fin de session. Il constate de juste que le rendez-vous donné par le plus petit groupe parlementaire de la chambre est aussi le début des congés.

ADR Bilan session parlementaire 2015/16

C’est aussi le moment propice pour prendre en considération quelques points importants portant sur la gestion du pays par le gouvernement de coalition et de jeter un regard sur les perspectives. Il insiste aussi sur le fait, que dès lors que les trois députés sont en réunion, ils sont bien entourés et convenablement conseillés par l’exécutive du parti et les différents collaborateurs.

Le gouvernement de coalition a en ses 30 mois de règne su se profiler de par deux sujets principaux. L’un concerne le « projet d’avenir » (Zukunftspak) l’autre porte sur des réformes sociopolitques qui ont toutes, selon Gaston Gibéryen, les attraits d’une idéologie gauchiste. Pour ce qui concerne le « projet d’avenir » l’ADR approuve que le vice-premier Ministre Etienne Schneider admette que ce soit une « erreur ».

Cela ne permet pourtant que le constat d’un travail bâclé. Le groupe ADR avait averti que les mesures proposées allaient à l’encontre de l’intérêt général. Seules les familles qui suivent les directives du gouvernement sont avantagées, alors que celles qui voudraient décider librement du choix d’education sont mises à contribution.

La langue des Luxembourgeois est le luxembourgeois !

Un autre projet de loi en cours porte sur la nationalité et Gaston Gibéryen rappele que les Luxembourgeois ont clairement répondu par la négative lors du référendum du 7 juin 2015. Il ne peut autrement que de constater que le gouvernement n’a de toute évidence pas compris le message qui lui était adressé. La nouvelle loi – qui n’est pas encore votée – prévoit un niveau largement moins stricte quand à l’apprentissage de la langue nationale pour ceux qui souhaitent acquérir la nationalité Luxembourgeoise.

Le groupe parlementaire a fait preuve de bienveillance quand le gouvernement a cherché le consensus avec les partis d’opposition et à l’occasion de deux entretiens avec le Ministre de la Justice, l’ADR a su trouver les compromis justes. Ce n’est que sur les conaissances de la langue qu’aucun accord n’était possible. En cela Gaston Gibéryen regrette que le CSV se soit laissé amadouer, car il est persuadé que dès lors que le plus grand parti d’opposition ait fait obstruction, le niveau actuel requis en matière linguistique aurait pu être maintenu.

Si l’ADR veut bien admettre que le français est devenu la langue véhiculaire dans les entreprises et que tant le français que l’allemand sont des langues administratives, il n’en reste pas moins que le luxembourgeois reste la langue des citoyens de ce pays.

Une croissance qui pose problème

Gaston Gibéryen remarque ainsi que la croissance économique et démographique avance à grands pas et ce depuis 2003. Une croissance qui s’accomode d’un déficit budgétaire non négligeable. En prime, les infrastructures ne suivent aucunément la croissance et ce problème avait déjà valu une remarque de la part de Jean-Claude Juncker en 1998. Dans l’interpellation du groupe parlementaire, l’ADR avait ouvertement soulevé ce problème, réclamant une meilleure gestion de la croissance en optant pour la qualité.

L’ADR est également très deçu des « déi Gréng »; ceux-là même qui avaient réclamé une « table d’avenir », semblent accepter la croissance aveugle comme un fait et considérer que le Luxembourg peut supporter 1,2 millions d’habitants vers 2040/50. Autrement plus grave, le fait que le Ministère de la durabilité, géré par le ministre écolo François Bausch, ait engagé plus de travaux qu’aucun Ministre avant lui, laisse douter du souci environnemental qui d’antan était leur carte de visite. Pour Gaston Gibéryen, c’est devenu le Ministre du béton.

Conseil d’État

Depuis bien longtemps l’ADR réclame de bon droit d’avoir un représentant au sein du conseil d’État et il vrai que le gouvernement avait engagé des pourparlers pour répondre à cette demande. Ainsi il était prévu, et malgré le fait que la loi n’ait pas encore été votée, de lui donner bonne lecture..

Avec Alex Penning, l’ADR a un candidat qui répond aux critères et pourtant il ne siégera pas au Conseil d’État pour la simple raison qu’il n’est pas une femme. Gaston Gibéryen y voit de la discriminiation et rappele que de toute façon son parti est opposé à toute forme de quota. La fonction réclame une bonne qualification et non des quotas.

Réforme fiscale

Pour l’ADR c’est une surprise que le gouvernement, après la prise de connaissance des sondages très défavorables, admette que son « Spuerpak » soit une erreur et prenne un virage à 180 degrés en annonçant une réforme fiscale généreuse. Une réforme qui d’ores et déjà va trop loin pour l’ADR et qui ressemble plus à une distribution de cadeaux, déstinés à faire revenir quelques voix.

En effet, la réforme prévoit un allègement fiscal popur les ménages allant à des revenus cumulés de € 40.000. Gaston Gibéryen se demande si ce sont justement ces ménages qui en auraient besoin. D’autant que les partis de la coalition ont toujours critiqué justement ce point. Une réforme qui a un coût et qui serait intégralement financée par des emprunts.

Et le Ministre des finances en prend pour son grade. Il sera même traité de menteur. En effet, contrairement à sa déclaration sur les ondes de RTL, il est un fait que l’État fait face à un déficit de 218 millions pour le premier semestre 2016. Cela correspond exactement à la moitié du déficit de budget voté et il a été faite l’annonce vers Bruxelles, que dès l’année prochaine et ce jusqu’en 2020 le déficit sera de 1 milliard/an. On retrouve donc les mêmes chiffres qu’au début de la période législative.

Crise migratoire

Gaston Gibéryen confirme que l’ADR est respectueux de la convention de Genève portant sur les réfugiés (1951) mais réclame des critères stricts. L’immigration illégale n’est pas admissible et l’asile ne peut être accordé qu’aux seuls ayants droits et ce pour un temps limité. Une fois la paix revenue dans le pays d’origine du demandeur, celui-ci doit y retourner et contribuer à la reconstruction.

L’Allemagne et le Luxembourg sont les seuls pays de l’UE a faire une politique de la « porte ouverte » et cela dans le contexte actuel est une erreur. Le premier devoir de l’État est d’assurer la sécurité de ses citoyens. Pour autant l’ADR ne fait pas l’amalgame entre réfugiés et terroristes, mais demande aux autorités de ne pas brader la nationalité et l’octroi de visas.

Turquie, un Etat démocratique ?

Le récent coup d’etat manqué en Turquie et le soulèvement de la population en faveur du président Erdogan inquiète l’ADR. Il constate une tension énorme et ne peut s’accorder à admettre que la Turquie soit un Etat de Droit tel que compris par le parti. La censure de la presse, la suppression des droits élementaires, sans parler des arrestations qui ont plutôt un aspect de purge.

L’ADR a toujours refusé la demande d’adhésion de la Turquie à l’UE. Gaston Gibéryen se dit surpris de la déclaration de Laurant Mosar (CSV) qui demande l’arrêt immédiat des négociations avec la Turquie. Il rappele aussi qu’il n’y a pas deux mois que Jean Asselborn avait encore embrassé la moitié du gouvernement turque, déclarant que tout devait être fait pour intégrer la Turquie dans l’UE. Ce n’est que la déclaration de réinstaurer la peine de mort qui aurait animé le Ministre des affaires étrangères de dire que la Turquie n’aurait pas sa place au sein de l’UE. Pour l’ADR, avec ou sans peine de mort, la Turquie n’a pas sa place dans l’Europe.

Brexit, CETA et le dictat de Bruxelles

Le « Brexit » est la conséquence d’une politique arrogante et tout laisse croire que Bruxelles n’a rien compris; si après quelques jours du référendum en Grande-Bretagne Jean-Claude Juncker ne s’offusque pas de déclarer que le traité CETA est une compétence exclusive de l’UE et n’est pas en droit d’être soumis au vote dans les parlements nationaux. Heureusement une opposition massive a forcé la commission à revoir le sujet et donc CETA sera traité par les instances nationales.

Pourtant il ne faut pas crier victoire, car selon Gaston Gibéryen, la commission serait enclin a diviser les conventions, pour permettre un vote dans les parlements nationaux sur les points qui ne posent pas problème, alors que tout les sujets critiques seraient traités par l’UE. Pour l’ADR ce n’est pas l’Europe telle qu’ils la souhaitent. L’ADR veut une Europe ou les Etats restent souverains et dans laquelle les parlements nationaux sont en droit de participer dès la phase de projet à l’élaboration de conventions.

Conclusion finale

Pour l’ADR le gouvernement de coalition n’aurait que peu de chances de poursuivre sa politique avec un deuxième mandat, le citoyen ayant été assez trompé. Pourtant il estime que la coalition actuelle serait prête à payer le prix pour rester au pouvoir. A savoir la participation de la gauche (déi Lenk) qui pourrait devenir la quatrième roue du carrosse, si tant est qu’il manquerait seuls quelques sièges pour former le gouvernement.

L’ADR est bien positionné depuis les dernières élections et les nouveaux adhérants au parti sont multiples. „Nous parlons un language clair qui permet à tout un chacun de bien situer notre position“ dit Gaston Gibéryen, qui admet qu’il peut y avoir des avis contraires, mais au moins il n’y a pas de doute possible sur les engagements pris.

Der einheitliche europäische Eisenbahnraum

von Paolo Almeida

Luxemburg erneut vor dem Kadi

BrüsselDie EU-Kommission verklagt neben Griechenland und Rumänien das Großherzogtum für das Versagen der Umsetzung in nationales Recht der RICHTLINIE 2012/34/EU DES EUROPÄISCHEN PARLAMENTS UND DES RATES vom 21. November 2012 zur Schaffung eines einheitlichen europäischen Eisenbahnraums.

CFL-EuDirektive

Die Entscheidung fiel bereits am 22.Juli. Die Kommission wird beim Gerichtshof die Umsetzung einklagen und fordert Strafzahlungen in nicht gerade unbeträchtlicher Höhe. So müssten im Falle einer Verurteilung Griechenland € 30.310,80; Rumänien € 29.091,40 und Luxemburg € 8.710,00 pro Tag, bis zur Umsetzung der Direktive zahlen.

Die Mitgliedstaaten waren aufgefordert die Direktive bis zum 16.Juni 2015 ins nationale Recht einzubringen. Da sich Luxemburg allem Anschein nach nicht in der Lage sah dem nachzukommen und auch einer Ermahnung vom Juli 2015 bis zum Februar dieses Jahres nicht folgte, entschied die Kommission nebst Griechenland und Rumänien auch Luxemburg zu verklagen.

Angesichts der Tatsache daß sich die Koalitionsparteien zum Ende der parlamentarischen Sitzungsperiode 2015/16 höchst selbst Schulterklopfend der Presse stellten, um dieser eine vorbildliche Leistung der Regierung zu bescheinigen, ist dieses ein nicht unwesentlicher Seitenhieb für die in Urlaubsstimmung befindlichen Amtsträger.

Es ist daher auch unerheblich daß Luxemburg im vergleich zu Griechenland und Rumänien die geringere Starfzahlung zu leisten hat. Wichtiger ist doch daß derartige Prozesse notwendig erscheinen weil, im besonderen an der Größe unseres Landes gemessen und der ach so oft gelobten „kurzen Wege“, allem Anschein nach eine Direktive, die von luxemburgs EU-Parlamentariern mitgestimmt wurde, nicht im vorgegebenen Zeitraum umgesetzt werden konnte.

Eine klare Verschwendung von Steuergeldern, wo doch die Regierung, genauer der Premier Xavier Bettel und sein Vize Etienne Schneider, nicht müde werden von wichtigen Sparmaßnahmen zu sprechen. Sollte die Klage erfolgreich sein und es ist anzunehmen daß dem so sein wird, muß Luxemburg erneut Millionen nach Brüssel überweisen. Die Oppositionsparteien werden es wohl mit einem lachenden Auge sehen, zumal deren Kritik über die aktuelle Vorgehensweise der Regierung nicht unberrechtigt ist.

Viel schlimmer aber dürfte es das Wahlvolk treffen, welches sich ohnenhin immer mehr abzuwenden scheint. Es ist in der Tat kein leichtes für den Wähler, der sich der Selbsthudelei einer politischen Elite gegenüber sieht, dieser noch folgen zu können wenn nicht einmal mehr die elementare Arbeit im Sinne des Volkes erledigt wird.

La médaille “Charpak” pour une étudiante Luxembourgeoise

communiqué par:
Jonk Fuerscher Lëtzebuerg

Camilla Hurst, grande vainqueure du Concours National Jonk Fuerscher en 2015 et en 2016, a été distinguée par l’Académie Nationale des Sciences d’Ukraine et le Mouvement International pour les Loisirs Scientifiques et Techniques: elle a reçu la médaille Charpak le vendredi 15 juillet dernier, lors de sa participation à l’Expo-Sciences Europe à Toulouse.

Camilla-Hurst-Charpak

Son projet “What do we bring home from school?” a été salué par le public français et a fortement impressionné le jury qui a loué “la rigueur et la profondeur de ses recherches, ainsi que son engagement au service du bien commun, qui sont représentatifs de l’esprit Charpak”

L’élève de 15 ans, travaille depuis 2 ans sur son projet de microbiologie: elle a testé la présence de bactéries dans son école, leur densité et leur nature. En collaboration avec le LIST (Luxembourg Institute of Science and Technology), elle a mis en évidence l’ADN d’une bactérie inconnue, découvrant probablement une nouvelle espèce ! Elle a également mis au point à des protocoles visant à diminuer le nombre de bactéries dans les lieux publics et à limiter leur propagation.

Georges Charpak (1924-2010)

Georges Charpak est un physicien franco-polonais. Issue d’une famille juive, il émigre en France dans les années 30. Il s’engage dans la résistance contre l’occupation nazie avant d’être déporté dans le camp de concentration de Dachau en 1944. Il entre au CNRS dès 1948 et travaille au CERN de 1963 à 1991, année de sa retraite. En 1992, il reçoit le prix Nobel de physique pour “son invention et le développement de détecteurs de particules”.

Depuis 2010, l’Académie Nationale des Sciences ukrainienne n’a distribué que 9 médailles Charpak, distinguant ainsi des jeunes chercheurs prometteurs afin de les accompagner dans leur parcours. Il s’agit donc d’une distinction très prestigieuse, et d’un honneur pour le Luxembourg.

La Fondation Jeunes Scientifiques

Depuis 1971, la Fondation Jeunes Scientifiques Luxembourg et ses sponsors s’engagent pour soutenir les adolescents qui souhaitent développer leur créativité en réalisant des projets de recherche scientifique. Les candidats luxembourgeois ne déméritent pas sur la scène internationale: on se souvient par exemple de la médaille de bronze de Catarina Nunes à l’INESPO (Amsterdam) le mois dernier ou du premier prix de Niccolò Hurst à Hong-Kong en 2015.

Pour en savoir plus!:

Fondation Jeunes Scientifiques Luxembourg (en luxembourgeois): www.jonk-fuerscher.lu

Accéder aux papers “What do we bring home from school?” (en anglais): https://www.mysciencework.com/publication

Visionner le reportage réalisé par PISA de Wëssensmagazin (RTL) sur le projet de Camilla Hurst (03/07/16): http://tele.rtl.lu/emissiounen

Capitale: Le PAG/PAP vivement critiqué par le POSL

Trop pour les uns, c’est trop peu pour les autres…

Les conseillers socialistes de la ville de Luxembourg affirment avoir pris lquelques semaines de recul, pour mieux se pencher sur les „projet d’aménagement général“ (PAG) et „projet d’aménagement particulier“ (PAP) avant de rendre public leurs objecttions et observations. A noter que le conseil échevinal de la Ville de Luxembourg à mis à disposition des cityoens, sur internet sous: https://pag.vdl.lu/ et au Bierger-Center, leur vue sur le projet de l’aménagement communal et le développement urbain.

Franz Fayot et Marc Angel s'opposent franchement au plans de développement urbain tel que présenté par le collège des Bourgmestre et Echevins de la capitale. A notre question, dans quelle mesure il est intelligent de se frotter au "amis" de la coalition sur un plan strictement communal, ils n'y voient pas d'objection. Le POSL est en droit de maintenir sa ligne de politique communale, défendant ainsi les droits des citoyens de la capitale. Pourtant le dossier est sensible et a une portée nationale, ne serait-ce qu'en termes économiques.
Franz Fayot et Marc Angel s’opposent franchement aux plans de développement urbain tel que présenté par le collège des Bourgmestre et Echevins de la capitale. A notre question, dans quelle mesure il est intelligent de se frotter au “amis” de la coalition sur un plan strictement communal, ils n’y voient pas d’objection. Le POSL est en droit de maintenir sa ligne de politique communale, défendant ainsi les droits des citoyens de la capitale. Pourtant le dossier est sensible et a une portée nationale, ne serait-ce qu’en termes économiques.

Franz Fayot, leader du groupe socialiste au conseil communal de la capitale, n’est pas avare de critiques envers la coalition (Libéraux DP et Ecologistes Déi Gréng). Son premier constat le laisse conclure: „C’est une simple adaptation technique du plan JOLY datant des années 80, lequel aurait dû être transposé dans les années 90, mais qui n’est plus en accord avec la situation actuelle.“

Et en effet, si d’une part le périmètre constructible reste inchangé, les plans présentés par le conseil échevinal ne font font pas preuve de volonté de planifier une ville qui prend en considération ses résidents. Ainsi beaucoup de faveurs sont accordés aux promoteurs, mais très peu de considération est portée envers les particuliers. Cette position très libérale n’est pas satisfaisante pour les socialistes, qui d’ailleurs notent un manque de „vision“ frappant.

Point par point…

La procédure lancée par les dirgeants de la Ville de Luxembourg suit sans nul doute les règles du cadre légal posé, et pourtant le POSL constate après consultation des documents que:

- le périmtètre constructible du plan JOLY reste inchangé;
- selon les prévisions de la Ville, les zones urbanisées et destinées à être urbanisées pourront accueillir quelque 150.000 habitants à l'horizon 2030;
- les prescription en vigueur dans le plan JOLY ont été reprises telles quelles dans la partie écrite des plans d'aménagement particulier „quartier existant“ (PAP QE);
- les plans de repérage des PAP QE ne font que refléter la disparité du tissu urbain existant qui s'est à maints endroits développé au coup par pcoup, souvent au moyen de modifications ponctuelles du PAG, respectivement de PAP's dressés uniquement dans le but d'augmenter la constructions des terrains.

1) Un PAG libéral

Pour les „Stater Sozialisten“ le PAG de la Ville de Luxembourg ne répond plus à l’idée qui voudrait que le PAG soit un instrument de planification et de pilotage du développement urbain. Au contraire il laisserait la planfication aux mains des propriétaires privés, dont en premier lieu les promoteurs. Le nouveau PAG, garant d’un développement urbain, ne prendrait donc pas, ou peu en considération:

- l'amélioration du „vivre-ensemble“, notamment en repensant la vocation des espaces verts, des places et squares publics;
- l'assurance d'une sécurité et du bien-être des enfants et personnes âgées;
- l'encouragement à la participation citoyenne et la rencontre au sein des quartiers.

Franz Fayot et Marc Angel se permettent de questionner pourquoi, à l’exemple des parties graphiques du PAP QE n’ont que pour seul but de réglementer la propriété privée, alors qu’elles ne contiennent aucune prescription concernant l’espace public. Pour la partie écrite des PAP QE, seules quelques prescriptions imposent un „certain soin“ esthétique dans des secteurs protégés. Dans les quartiers qui ne sont pas couverts par une partie „graphique“ mais qui restent des quartiers où se déroule la „vraie vie“ seule la constructibilité des terrains s’emble importer.

Le projet PAG n’est donc qu’une adaptation de l’ancien PAG de 1991 à la nouvelle législation. Il fait aussi preuve d’une approche très libérale et purement technique que la Ville de Luxembourg a adoptée en termes de planification urbaine depuis des décennies.

Le POSL craint de bon droit que le développement futur du paysage bâti ne sera pas fondé sur le principe de recherche d’expertises, d’échange et de participation. Il est vrai que seul le potentiel contructible d’un terrain ou d’un quartier semblent définir l’habitat et l’espace public. Idem pour les aspects de sécurité et de participation citoyenne. L’approche purement juridique et technique, basée sur la volonté de servir des „droits acquis“ admet une considération purement quantitative.

La ville fait face à un déséquilibre entre logements et bureaux, qui depuis de nombreuses années est à l’origine de serieux problèmes. Selon les données et projections, l’écart entre le nombre de résidents et d’emplois s’agrandit. Ainsi en 2016 le nombre d’emplois dépasse de 33% celui des résidents; pour 2020 ce seront 40% et en 2030 pas moins de 46%. Il est vrai que la Ville ne dispose que de peu de moyens pour influencer le développement économique du pays qui engendre la croissance du nombre d’emplois. Pourtant le PAG et une politique intelligente du développement urbain permettraient l’augmentation du nombre de logements.

2) Manque de vision urbanistique

A l’exemple des du quartier „Cloche-d’Or“ – adjacent au quartier „Ban de Gasperich“ – on fait face à un développement sans plan d’ensemble. Des parcelles découpées au gré du besoin, des affectations du constructible visant prioritairement les commerces, l’artisanat et services de tout genre. Une inéquation sensible si l’on considére le ratio entre les emplacements de stationnement par rapport à la surface utile des immeubles.

L’étude préparatoire du PAG désigne le plateau du Kirchberg et les quarties susnommés en tant que pôles principaux de développement. Le POSL rappele donc de bonne foi les énormes moyens déployés pour ramener une certaine mixité et qualité de vie dans les quartiers du plateau du Kirchberg. Un des endroits de la Ville qui n’a pas vocation à se remettre de sa conception comme zone de services monofonctionnels et la favorisation du transport individuel.

Les „Stater Sozialisten“ ne veulent, en raison de cette expérience, croire que la Ville de Luxembourg s’entête à maintenir le quartier „Cloche d’Or“ comme zone „fourre-tout“ dominée par la mobilité individuelle. Le manque de qualité urbanisitique est frappant. Une redéfinition de ce quartier en mutation s’impose.

Pour le „Ban de Gasperich“, le POSL conteste l’envergure des fonds classés en tant que zone économique communale de „type 1“. Ils s’attendent à ce que cette partie de la ville se développe en tant que quartier monofonctionnel et ne soit pas soumise à une restructuration en profondeur dont la nécessité est incontestable. Considérant en outre la réserve foncière d’envergure, il y de bonnes raisons à se demander pourquoi la ligne de tram reliant le futur stade national à la gare centrale contourne le quartier „Cloche d’Or“ au lieu de le désservir correctement.

Le POSL rappele aussi un des quatre objectifs majeurs formulés dans la convention de coopération intercommunale (DICI): „Les objectifs de la convention se concentrent sur l’amélioration de la qualité de vie, la protection de la nature, la compétitivité économique et la cohésion sociale, le tout en vue d’un développement durable de l’agglomération Sud-Ouest de la Vuille de Luxembourg dans l’intention de garder un nioveau de qualité de vie élevé des habitants et travailleurs de la région.“

3) PAG et mobilité

Les „Stater Sozialisten“ mettent également en doute le caractère réaliste du „modal split“ que la Ville entend mettre en oeuvre. La majeure partie du traffic urbain incombe aux travailleurs frontaliers, mais les résidents eux aussi ne sont pas en manque. Ces derniers éffectuant de nombreux trajets sur de très courtes distances en voiture. La Ville devrait résolument miser sur une politique qui vise à décourager les habitants du recours au transport automobile individuel et privilégier la mobilité douce et les transports en commun.

Un objectif qui peut être atteint par la réduction des emplacements de parking privés dans les nouveaux projets d’aménagement particuliers. La suppression des vignettes permettant aux entreprises de stationner sans limite de temps leurs camionnettes et autres véhicules professionels dans les quartiers de la ville est également à prendre en considération. A noter que l’implantation de bornes à vélos électriques – à coté des „Vel’oh“ et „Carloh“ – pourrait aussi inciter les usagers de renoncer au transport en voiture dans la ville.

Pour le POSL, c’est le „prix à payer“ pour que la croissance de la population, ainsi que prévue par le PAG puisse se faire sans provoquer un effondrement complet du trafic. Les socialistes regrettent en outre de na pas trouver dans les documents accompagnant le PAG des informations précises sur l’aménagement des pôles d’échanges du transport public, notamment les Pôle „Hamilius“ et „Place de l’Etoile“.

4) Qualité de l’architecture

Les „Stater Sozialisten“ sont d’avis que le PAG et PAP QE devraient constituer la base pour l’établissement d’une charte de qualité urbanisitique et architecturale avec des critères de qualitße sociologiques, fonctionnels et esthétiques. Des considérations qui n’ont pas été au centre des préoccupations de la Ville de Luxembourg et qui n’ont quaisment pas été prises en compte dans le cadre du processus d’approbation des projets.

Un développement harmonieux ne peut avoir lieu que dès lors il y a un réel débat sur l’image et l”âme de la ville. Il ne suffit pas de maintenir le „statu quo“ dans les secteurs protégés ou encore de muséifier certains quartiers. Ce sont en effet les quartiers en mutation avec leurs îlots disparates, les nombreuses friches urbaines et encore les espaces résiduels engendrés par des travaux de voirie étatique qui méritent une attention toute particulière.

Imposer des plans d’aménagement „nouveaux quartiers“ ou encore maintenir la validité de PAP en vigueur complètement caduques sur certains terrains par pur souci du respect des rapports de propriété est une mesure fatalement insuffisante. C’est donc une approche globale pour les décennies prochaines et le courage d’imposer des PAP NQ sur des sites d’ores et déjà viabilisés – dans la mesure où il s’agit de quartiers en mutation – qui devient primordiale.

A l’exception de certaines règles destinées à la conservation du patrimoine, ni le PAG, ni le PAP QE ne contiennent des prescrptions mettant en perspective le profil de la Ville ppour les années à venir. Tout laisse supposer que les quartiers existants continueront à être „gentrifiés“ et les nouveaux quartiers, malgré un taux de 10% de logements à coût modéré ne proposeront pas les types de logements adéquats à une population de plus en plus mobile d’une part et de plus en plus âgée d’autre part.

Et c’est ce constat qui anime les „Stater Sozialisten“ de proposer de ne pas prendre en considération l’étude préparatoire comme clôturée, mais d’afiner les schémas directeurs en tenant compte de leurs remarques. Le potentiel de développement est considérable et il est clair que tous les projets ne se feront pas en même temps. Le POSL souhaite la mise en place d’un conseil consultatif comprenant des hommes et des femmes de l’art qui n’ont pas d’interêts dans les projets construits sur le territoire de la Ville et qui seraient donc impartiaux.

5) Le prix du foncier

Il n’a y pas à douter qu’une mixité sociale équilibrée est le meilleur moyen de combattre la ghettoïsation et la gentrification qui font que la vie urbaine devient profondément inintéressante et stérile. Mais force est de constater que les prix du foncier rendent inaccessible aux classes moyennes et socialement faibles de trouver un logement dans la capitale. Si l’on associe à ce constat le fait que la Ville encourage la construction de logements, dans le cadre du PAP, comportant en moyenne une surface de 100m², avec des prix au m² variant de 8.000 à 10.000 Euros, inutile de dire que de tels logements sont réservés aux riches.

L’objectif proclamé, de faire revenir les familles dans la caiptale est donc illusoire. L’absence d’une volonté de combattre le phénomène des logements vides, de la mésaffectation et de la spéculation immobilière, de même que les surfaces inoccupées, sont des facteurs de désurbanisation inquiétants. Il faut donc regretter que les autorité communales n’ont jamais déployé les instruments pourtant existants dans la législation luxembourgeoise, telles la taxe sur les logements vides, l’intervention contre la mésaffectation, l’exercice conséquent du droit de préemption et l’investissement public dans le foncier pour contrecarrer la surchauffe des prix.

6) Commerces de proximité

Le PAG ne traduit aucun concept de proximité commerciale, qui est pourtant un des piliers de la qualité de vie urbaine. Bien au contraire, ce PAG semble profiter aux grandes enseignes qui absorbent les clients des petits commerçants. La fragilisation des commerces de quartier est la premiére cause de l’émiettement de plus en plus grand du tissu commercial.

7) Participation citoyenne

Il y a dix ans, les plans de développement de quartier s’annonçaient prometteurs. Ces plans qui laissaient entrevoir un processus de participation ont échoué. Le POSL déplore que cette vague d’engouement pour le développement urbain ait été étouffé par le „business as usual“ des collèges des bourgmestre et échevins qui se sont succédés.

Pour ce qui est des réunions de quartier, les „Stater Sozialisten“ considérent qu’elles étaient au mieux des „faire-valoir“ sans retombée palpable au niveau du nouveau PAG et des PAP QE et NQ. Dans cette même approche, les socialistes considèrent les réunions organisées fin juin/début juillet comme étant de pures réunions d’information sur un PAG déjè décidé et approuvé. Reste aux habitants seule l’option de formuler des observations et objections devant lecollège des bourgmestre échevins, suivi éventuellement d’une réclamation devant le Ministère de l’Intérieur et le cas échéant, d’un recours devant le Tribunal administratif.

8) Formes nouvelles de logements

Les socialistes voudraient que l’implémentation du PAG montre la détermination de la Ville à autoriser de nouvelles formes de logement que l’on trouve dans toute ville moderne:

- Les maison pluri générationelles;
- le „co-housing“: des maisons comportant un espace commun avec des petits modules privatifs. Est-ce que de telles maisons tomberaient sous „Hab1“?
- la mutualsation des frais et tâches (p.ex. Aide-ménagère) pour optimiser la qualité de vie;
- le logement-service: pour les personnes ne désirant pas investir dans un appartement ou une maison, mais qui ne recherchent qu'un logis;
- le logement assisté.

Pourtant le PAG n’apporte pas de réponses ni d’indications quant à ces nouvelles formes de logement.

9) Bâtiments et équipements publics

Les „Stater Sozialisten“constatent que contrairement à d’autres zones, les zones BEP contiennent très peu de critères concernant l’aménagement: densité, hauteur, recul des constructions. Ces zones auraient mérité d’être définies et décrites de manière plus précise. Quant aux disposition générales pour les PAP QE, le POSL se demande si les prescriptions sur l’implantation et les marges de reculement antérieures et latérales permettent une intégration harmonieuse des bâtiments et éuipements publics dans le quartier existant.

Retenons encore que la décision de ne pas élargir le périmètre de construction n’a jamais été discutée lors d’une réunion de la commission du développement urbain, voire dans une séance publique du conseil communal.

Il faut croire que le collège des Bourgmestre et Echevins ne juge pas opportun la possibilité d’inclure dans le périmètre des terrains qui se trouvent en possession soit de la Ville, de l’Etat ou d’un promoteur public et qui seraient pêtes à l’aménagement d’un nouveau quartier résidentiel.

Les „Stater Sozialisten“ pennent pour exemple la friche industriuelle de Dommeldange, laquelle est classe comme zone d’activité économique communale type 1 à caractère artisanal frappé d’une servitude „risque à contamination“ et d’une servitude „ZAD“. Selon l’étude préparatoire des études spécifiques visant à cartographier les contaminations existantes seraient en cours de réalisation. En attendant les résultatsm les entreprises existantes sur le site peuvent continuer leurs activités sans possibilité de se développer.

On est es droit de se demander quels sont les premiers résultats et quelles mesures le collège des Bourgmestre et Echevins envisage développer ensemble avec le propriétaire en vue de la décontamination du site. Mais encore, qu’en est-il des études qui doivent identifier certains bâtiments à préserver le témoignage du passé industriel du quartier? Quels en sont les résultats et pourquoi le Ville de Luxembourg n’a-t-elle pas attribué une protection communale aux bâtiments dignes d’être conservés?

Le pacha du Bosphore s’octroie les plein pouvoirs

La Turquie à l’ère du système présidentiel

En instaurant l’état d’urgence, Recep Tayyip Erdogan pose les jalons pour un système présidentiel, qui de fait n’est autre chose qu’une dictature. Il règne par décrét, mais veut laisser croire qu’il lui importe beaucoup de maintenir sa légitimation démocratique.

Recep Tayyip Erdogan, un dictateur élu?
Recep Tayyip Erdogan, un dictateur élu?

Pour une durée de trois mois, il détient (enfin) les pleins pouvoirs et peut désormais gérer comme bon lui semble. En fait il fait depuis un bon bout de temps, mais maintenant il peut de bon droit se baser sur le droit constitutionnel. Erdogan va d’ailleurs mettre tout en oeuvre pour la changer, cette constitution, seul obstacle restant pour pour devenir de plein droit le dictateur dont semble avoir tant besoin le peuple turque.

Le coup d’Etat, son cadeau de Dieu, va lui permettre de se débarasser de ses adversaires et détracteurs. Dors et déjà il agite le torchon, plus de 52.000 suspensions dans les secteurs de l’éducation, de la justice, des sports, des médias, mais aussi de la politique avec 246 gouverneurs et 257 collaborateurs de son propre ministère.

Avec son souhait de rétablir la peine de mort, tout laisse à croire qu’il veut se débarasser „durablement“ de ceux qui se seraient mis dans sa ligne de mire. Et tant pis pour les conséquences diplomatiques. Il n’est donc plus interessé de rejoindre la famille „Europe“? Certes, mais il est encore assuré du partenariat „forcé“ en raison des réfugiés qu’il tient éloignés de la forteresse…

Honteuse, dame Europe reste silencieuse…

Devenue otage de ses propes décisions saugrenues, l’Europe s’est mise en porte-à-faux. Elle a tellement besoin de la Turquie, que ce soit en termes de crise des réfugiès, de „sa“ guerrre contre l’Etat Islamique, mais encore de par son besoin d’expansion économique. Sans oublier que la Turquie est l’élement le mieux armé de l’OTAN et de par sa position géographique devenur de fait le poste „frontière“ de l’union Européenne.

Il y certes quelques voix qui s’élèvent, réclamant de la „retenue“ et de la „mesure“. Mais il semble qu’elle à d’autres „chats à fouetter“ l’UE. Notons encore que certains pays, dont en premier lieu l’Allemagne, hébergent un nombre non négligeable de citoyens turques. Des expatriés qui ont pour leur majorité toujours affiché leur approbation à Erdogan.

Ce ne serait donc pas le moment de mettre la pression sur le tout puissant Erdogan, qui avait, ne l’oublions pas, un grand moment de lucidité en s’excusant auprès de Vladimir Putine après avoir abattu un avion de chasse. Selon le „l’enemi des mes enemis est mon ami“ il n’hésite pas à se frotter aux Etats-Unis, réclamant l’expulsion de Fethullah Gülen, anciennement un de ses proches.

Seuls les médias s’en prennent ouvertement aux faits et gestes du pacha. Ils vont à se surpasser en critiques et dénichent foule d’experts, qui tous ont la „bonne“ explication. En perdraient-ils leur objectivité par esprit de solidarité envers leurs collègues turques muselés et terrorisés? Pas vraiment, si tant est qu’il y a aussi une raison économique qui les anime. C’est vendeur la crise turque…

Citoyen affable, citoyen coupable?

Qu’en est-il aussi des cityoens, plus précisémment de ceux qui aiment se déclarer favorbales à la démocratie? Ils ont eux aussi d’autres problèmes. Ainsi la menace terroriste, mais aussi la crise ne veut prendre fin. La méfiance envers l’élite politique, elle aussi joue un rôle non négligeable. Pour beaucoup d’entre-nous, la turquie est lointaine. Certes on va se garder de faire des vacances en turquie, enfin jusqu’à nouvel ordre.

L’européen lambda ne se soucierait donc pas vraiment des faits et gestes d’Erdogan et de son gouvernemnet autocrate? A suivre les commentaires dans les réseaux sociaux, on pourrait le croire. Mais ils sont aussi très nombreux a se poser la question sur l’islamisation montante en turquie. Ce n’est pas la radicalisation telle que souhaitent l’installer les fous furieux de l’EI, de Daesch et autres groupements fanatiques, mais tout de même.

Il nous faut donc mettre en garde et rappeler que nous sommes à l’aube d’un désastre qui non seulement va priver les cityoens turques de leur libertés, mais bel et bien permettre à Recep Tayyip Erdogan de nous conctocter une dictature sur le pas de notre porte. Ses adhérants sont eux aussi des fanatiques dangereux et ils n’hésitent pas un instant à proférer des menaces ouvertes envers ceux et celles qui s’opposent.

En Allemagne ils sont 3 millions. Une minorité peut-être, mais une minorité très visible. Une minorité en outre dont les lieux de prière sont fortement financés le régime d’Erdogan. Faire usage de la tolérance pour mieux se désolidariser de la liberté d’expression et des choix de vie doit nous ere un appel à la vigilance. Et ce ne sont pas nos élus qui nous seront d’un grand secours.

Bilan parlementaire du groupe CSV

par Patrick Kleeblatt

Dure dure la vie sur le banc de l’opposition

A mi-mandat de la période législative, le parti conservateur semble enfin arrivé dans le rôle d’un parti d’opposition. Un rôle qui ne lui est pas habituel, mais qui toutefois ne ternit ni son ardeur, ni ses ambitions de reprendre les manettes.

(d.g.à dr.) Claude Wiseler, leader du groupe parlementaire et Marc Spautz président du CSV
(d.g.à dr.) Claude Wiseler, leader du groupe parlementaire et Marc Spautz président du CSV

C’est donc quelque peu avec un air mi-figue, mi-raisin que le duo présidentiel, Claude Wiseler (chef de groupe parlemenataire) et Marc Spautz (leader du parti) ont présenté leur bilan de la session parlementaire qui vient de s’éteindre. „Nous avons travaillé ardûment“ signale Claude Wiseler d’entrée de jeu et énumère en guise de „mise en bouche“ les nombreuses interventions, interpellations, résolutions et questions parlementaires soumises à l’assemblée.

Pour le chef de groupe parlementaire, se seraient ainsi ses troupes qui aurient fourni la plus grande partie du travail, avec un dépôt de 431 questions parlemenatires. Il est vrai que vu sous cet angle, le travail d’opposition était conséquent. Un poil moins conséquent le constat que le CSV à approuvé 78% des lois soumises au vote pour s’abstenir à 7% et refuser 15%. Le CSV n’est pas franchement en désaccord avec le gouvernement de coalition…

Retenons encore, qu’à l’unisson les trois partis du gouvernement concluent n’avoir pas un vrai besoin de suivre les „idées“ et propositions du CSV en insinuant que celui-ci n’en aurait pas. Claude Wiseler contredit cette version simpliste énumérant 14 sujets sur lesquels son groupe parlementaire a bel et bien soumis des proposition constructives. Ceux et celles qui suivent les activités de la chambre, ne pourront démentir ce fait.

Politique d’austérité

Ce que le gouvernement présente comme un „projet d’avenir“ et qui est vu par la population comme une politique d’austérité, devrait servir comme élément de base pour réforme fiscale généreuse. Un projet lourd de conséquences, ce qui anime Claude Wiseler d’insister sur le fait que le vice-premier ministre Etienne Schneider s’en offusque publiquement et va jusqu’à déclarer que le projet du gouvernement est une erreur, sinon une idotie. „Ou est la cohérence dans ce gouvernement?“ demande Claude Wiseler.

Il insiste aussi sur le fait que son groupe parlementaire a rejeté ce projet de gouvernement, car il s’agit de fait majoritairement d’une augmentation des impôts et pour le reste des économies faites sur le dos des familles. Nous remarquons pourtant que, si le CSV critique la teneur, l’objectif visé: +0,5% du PIB dans le budget et -30% du PIB sous forme d’endettement, lui est largement approuvé. Maintenant le gouvernement change le fusil d’épaule et viserait -0,5%, ce que le CSV traduit par une volonté de distribuer des cadeaux électoraux au cours des deux années à venir.

Mais si nous nous attendions à des exemples concrets pour lesquels secteurs le parti conservateur veut faire des économies, nous serons restés sur notre faim.

La phase électorale est proche

Le président du parti, Marc Spautz, lui est confiant pour le futur. Son parti serait en „bonne condition“ pour ce qui est des élections communales à venir. Il ne manque pas non plus de remercier les 23 députés CSV qui auront su „serrer les rangs“ et faire preuve d’esprit d’équipe. Il critique durement la politique familiale du gouvernement, laquelle ne pourrait se faire avec son parti. Pourtant il ne s’attaque pas ouvertement à la Ministre Corinne Cahen, en charge des dossiers.

Il regrette aussi que le gouvernement tarde à mettre en oeuvre des projets d’importance, tels le TGV et les plans sectoriels. Il en va de même pour un projet présenté par Camille Gira (déi Grèng) au début du millénaire. Ce dernier voulait mettre en place une „table d’avenir“…

Pour Marc Spautz le gouvernement „perd le nord“. Il n’a pas tort, considérant les aller-retour dans la communication, à l’exemple de Cattenom, qui selon une annonce devrait fermer, puis non en fait, mais encore être la première si toutefois la France prenait en considération les demandes de ses voisins.

Quand aux élections de 2018, le président du CSV nous informe qu’elles seraient prévues pour octobre. Il n’en reste pas moins que selon la loi elles ont toujours lieu en juin. Il s’attend à ce que le gouvernement soumette une proposition de loi pour y remédier. Si cela n’est pas le cas, c’est le CSV qui le fera. Il reste donc du pain sur la planche…